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No. 042/07 | Berlin, 12.02.2007

Régime des eaux et utilisations de celles-ci Il sera indispensable de s’adapter au changement climatique

Le symposium européen "Time to adapt! Climate Change and the European Water Dimension"

"Nous devons nous habituer à tenir compte dorénavant des effets du changement climatique, notamment sur le régime des eaux, dans toutes nos déci-sions à long terme, par exemple concernant les infrastructures et le développement régional. Cela s’applique aussi bien aux voies navigables qu’à l’alimentation en eau et à l’assainissement, à la protection des côtes et à la protection contre les inondations ou au développement de centres touristiques et à la production d’électricité." C’est ce qu’a souligné Sigmar Gabriel, ministre fédéral de l’Environnement et président du Conseil Environnement de l’EU, lors de l’ouverture du symposium se déroulant dans le cadre de la présidence allemande de l’UE, auquel il avait convié conjointement avec Stavros Dimas, commissaire à l’Environnement.

À compter d’aujourd’hui et jusqu’à mercredi, 250 participants provenant de 24 États membre de l’UE, de Suisse et de Norvège ainsi que d’organisations européennes et internationales débattent des effets probables du changement climatique sur le régime des eaux et sur la gestion de l’eau, ainsi que sur les secteurs qui dépendent particulièrement de l’eau comme l’agriculture, la production d’électricité, la navigation intérieure et le tourisme. Le but est de formuler des recommandations, en vue notamment des politiques de l’UE y afférant.

Le rapport actuel du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) montre clairement non seulement que le changement climatique est une réalité mais qu’il se fait plus rapidement et de manière plus marquée qu’on ne s’y attendait. Cela signifie également que les effets de la hausse de la température du globe se feront sentir plus tôt. Les conséquences pour le régime des eaux seront particulièrement importantes. Le changement climatique modifie la répartition temporelle et géographique des précipitations, fait fondre les glaciers et monter le niveau de la mer. Les conséquences qui en résulteront seront une augmentation vraisemblable des inondations extrêmes ou des longues périodes de sécheresse mais aussi des changements progressifs du régime des eaux, qui conduiront, par exemple, à des pénuries régionales des ressources en eau. Cela aura des répercussions sur un grand nombre d’utilisations de l’eau et risquera de susciter un durcissement de la concurrence entre les utilisateurs, avec des conséquences économiques pour les secteurs tributaires de l’eau. De plus, les changements dans le régime des eaux ont des répercussions importantes sur les cadres de vie de la faune et de la flore, ce qui conduira à des changements régionaux de la composition d’espèces. Des répercussions négatives sur la qualité des eaux ne sont pas exclues non plus.

"Même si nous réussissons à réduire l’augmentation des émissions de gaz de serre de sorte à ce que la hausse de la température moyenne du globe puisse se limiter à 2 degrés Celsius, nous serons confrontés à des effets considérables", a insisté Sigmar Gabriel, le ministre fédéral de l’Environnement.

Parallèlement aux efforts en vue de limiter les émissions de gaz à effet de serre aux niveaux national, européen et mondial, il faut donc parer le plus tôt possible aux risques inhérents au changement climatique, a ajouté le ministre fédéral de l’Environnement. En ce qui concerne la gestion de l’eau, cela signifie, premièrement, continuer à améliorer la gestion des évènements extrêmes (crues et période des sécheresse), et, deuxièmement pratiquer une gestion intégrée des ressources en eau. Le directeur général de la Direction générale de l’Environnement de la Commission européenne, Mogens Peter Carl, a souligné le parallèle avec le "paquet énergie" et le "paquet climat" proposés récemment : "nous devons commencer par utiliser plus efficacement les ressources en eau disponibles et faire baisser notre consommation avant de capter sans cesse de nouvelles sources."

Les répercussions du changement climatique sur le régime des eaux varient beaucoup d’une région à l’autre. "Nous avons déjà beaucoup d’instruments au niveau européen, qui peuvent être utilisés par les États membres. Nous devons néanmoins faire attention à ce que la législation existante soit utilisée de manière optimale pour réduire les répercussions du changement climatique. Par exemple, on peut inciter encore plus fortement les agriculteurs à restreindre leur consommation. La politique agricole commune peut apporter une contribution plus importante" a expliqué M. Carl. "La Commission européenne réfléchit en outre à une série mesures complémentaires comme, par exemple, une initiative européenne d’économie de l’eau dans tous les domaines, comme les ménages et l’industrie."

Et d’ajouter qu’actuellement, les programmes européens de promotion laissent, par principe, d’énormes possibilités aux États membres pour encourager les mesures d’adaptation. La planification de la gestion se rapportant aux bassins fluviaux, prescrite par la directive de l’UE établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau, qui doit être réexaminée tous les six ans, offrirait, en outre, une bonne base de départ pour tenir compte des répercussions du changement climatique dans la planification relative à la gestion de l’eau. La future directive sur l’évaluation et la gestion des risques d’inondation, qui en est actuellement au stade des négociations entre le Conseil et le Parlement européen, prévoira également que l’on tienne compte des répercussions du changement climatique dans l’évaluation des risques d’inondation et les décisions portant sur des objectifs de protection et des mesures de prévention.

M. Carl a annoncé un livre vert de la Commission sur l’adaptation au changement climatique avant la fin de cette année ainsi qu’une communication au Conseil et au Parlement européen sur le problème de la pénurie d’eau et de l’augmentation des périodes de sécheresse. La présidence portugaise de l’UE au deuxième semestre ne manquera certainement pas de reprendre ces dossiers et de les poursuivre.

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